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Volume 13

Volume 13

Audio

Prix habituel €20.00
Prix habituel Prix soldé €20.00
Épuisé

Dans l’ombre de l’image pendant des décennies, l’audio vit aujourd’hui une seconde jeunesse. Des assistants virtuels aux podcasts, en passant par les réseaux sociaux 100 % vocaux, certains parlent même de révolution.

Il n’en fallait pas plus pour nous donner envie d’y plonger la tête la première, d’inspecter chaque intersection entre les ondes sonores et le milieu de l’outdoor.

Avec une logique imparable, chaque article est venu révéler l’idée qui sous-tendait l’ensemble de cet ouvrage : l’ère de l’audio ne vivra pas sans l’ère de l’écoute. De la planète, des autres, de nous-même. Et s’il était temps d’ouvrir grand nos oreilles ?

 

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    • Thématique

      Audio

    • Formule

      304 pages
      Imprimé en France
      Papiers recyclés

    • Couverture

      Façonnage par "rabat couvrant"
      Papier nacré et embossé une face

    • Packs et abonnement

      Rendez-vous en bas de page ou cliquez ici

    Vers l’infini et au-delà

    Le Golden Record, une bouteille à la mer interstellaire

    En 1977, les sondes Voyager I et II ont décollé pour une expédition sans retour au-delà du système solaire. Profitant du voyage, une équipe de la NASA a glissé à bord un best of de musique, de sons, de voix et d’images enregistrés sur un vinyle plaqué or, le Golden Record. Un condensé de la Terre et de l’humanité, à l’attention d’hypothétiques formes de vie extraterrestres.

    L’écho des forêts

    L’éco-acoustique au service du vivant

    Mettre la nature sur écoute. C’est le principe de l’éco-acoustique qui enregistre les sons vivants pour cartographier les paysages sonores. Avec le projet EAR (EcoAcoustics Research Project), des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et du CNRS travaillent sur cette discipline. Parmi eux, Sylvain Haupert est impliqué dans des études menées en Guyane française et dans le Haut-Jura. Entretien.

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    Bandes magnétiques et noix de coco

    Dans les placards des bruiteurs de docus animaliers

    Sans eux, les documentaires sonneraient… terriblement creux. Dotés d’un solide sens de la créativité et d’une multitude d’objets, les bruiteurs recréent, en studio, la bande-son de la vie sauvage. Incursion dans le monde de ces travailleurs de l’ombre, capables de reproduire de véritables tempêtes dans des verres d’eau.

    Haute-Fréquence

    Avec les radioamateurs-randonneurs du SOTA

    Tout autour du monde, des femmes et des hommes gravissent des montagnes dans le but d’y établir des liaisons hertziennes par radios interposées. Ils pratiquent le SOTA, abréviation de « Summits On The Air », une activité qui leur permet de conjuguer goût du défi technique et de l’aventure en pleine nature. Reportage dans le massif de la Saint-Baume, émetteurs en main et antenne sur le dos.

    Contenu réductible

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    « Vous m’avez fait chialer. » Voilà ce que partageait sur les réseaux un certain « Henri2nad » après avoir écouté Le Pacte du loup, un épisode de notre podcast Les Baladeurs. Dans cette histoire, le photographe animalier Jérémie Villet raconte sa quête du lynx à travers les territoires enneigés du Yukon, créature qu’il rêve d’immortaliser depuis des années. Cette fois pourtant, la nature en avait décidé autrement, lui offrant une rencontre avec un magnifique loup d’Alaska, quelques jours de cohabitation et un terrible dénouement.

    Les nombreux retours sur cet épisode sont venus s’ajouter à une liste déjà longue de commentaires à propos de la série. Des auditrices et auditeurs « bouleversés », qui ont « peur », « faim », « grelottent dans [leur] lit », voire « pleurent toutes les larmes de [leur] corps ». Promis, on n’en rajoute pas. Ce vocabulaire imagé dresse un constat simple: pour retranscrire avec authenticité les émotions ressenties lors de ces aventures intimes et singulières, le format podcast n’a pas d’égal.

    Cela peut sembler contre-intuitif tant la richesse et la beauté de l’univers sauvage dans lequel se déroulent ces histoires semblent faites pour s’apprécier avec les yeux. Pourtant, le sonore l’emporte, par pistes successives. Par le pouvoir de la voix, d’abord. Son timbre, unique et intime, conjugue silences et hésitations pour toucher une corde sensible, universelle. Le sound-design et la composition musicale se chargent ensuite d’ouvrir grand les portes de l’imaginaire suggérant à qui veut bien l’entendre un monde sans limites. Mais, la recette ne serait pas complète sans son ingrédient principal : l’évolution des usages liés à l’information. Dans l’ombre de l'image pendant des décennies, l’audio vit aujourd’hui une seconde jeunesse. Des assistants virtuels aux podcasts, en passant par les réseaux sociaux 100 % vocaux, certains parlent même de révolution.

    Il n’en fallait pas plus pour nous donner envie d’y plonger la tête la première, d’inspecter chaque intersection entre les ondes sonores et le milieu de l’outdoor. Et cela tombe bien: des radioamateurs-randonneurs du SOTA, acronyme de Summits on the Air, qui gravissent des montagnes pour transmettre leurs messages (page→237) au Golden Record, un disque doré envoyé dans l’espace par la NASA à la rencontre de civilisations extraterrestres (page→66), le champ est vaste.

    Entre les deux, nous avons ouvert les placards des bruiteurs de documentaires animaliers (page→132) et fouillé les archives de l’expédition française Everest 78, première ascension du toit du monde retransmise en direct sur France Inter (page→161). Sur le trajet, nous avons jeté les appareils qui font « bip bip » et qui nous oppressent, pour un Paris-Brest à pied sans téléphone (page→87), et chéri les appareils qui font « bip bip » et qui nous sauvent, pris au piège d’une avalanche dans les Alpes suisses (page→31). Enfin, après un détour par les traditions orales de l’Atlas (page→198), nous avons rencontré Sylvain Haupert, ingénieur au CNRS et membre du projet EAR, qui enregistre les sons de la nature et cartographie les paysages sonores pour ainsi mieux les protéger (page→217).

    Avec une logique imparable, ce dernier entretien est venu révéler l’idée qui sous-tendait l’ensemble de cet ouvrage : l’ère de l’audio ne vivra pas sans l’ère de l’écoute. De la planète, des autres, de nous-même. Et s’il était temps d’ouvrir grand nos oreilles ?